histoire

Histoire du Festival « West Indies Regatta »

De la redécouverte d’une petite île perdue dans les Antilles à la 15ᵉ édition, la West Indies Regatta Festival raconte l’histoire d’un savoir-faire qui a failli disparaître, et de ceux qui ont décidé de tout faire pour le sauvegarder !

1975 – 1992

Affiche « An invitation to cruising yachts – St. Barths Regatta », 26-28 février 1978

Loulou’s Regatta

En 1975, il n’existe aucune régate à Saint-Barth. Loulou Magras lance la première. Son épouse, Jennifer May, le rejoint dans l’organisation à partir de 1977. Le comité ne compte que cinq personnes, mais toute l’île participe. Les commerçants offrent la bière. Les habitants donnent les coupes en argent et les lots, si bien que chaque concurrent repart avec un prix. Des marins de Saint-Barth embarquent comme équipiers, et les organisateurs ramassent eux-mêmes les bouteilles dans les rues. La course est gratuite. Elle n’a jamais été l’affaire d’un seul homme, et ce n’est pas un marché.

Au début, on voit surtout des voiliers à corne et des bateaux traditionnels. Puis arrivent des trois-mâts, des J Class, des goélettes comme Puritan, des planches à voile et surtout des bateaux de croisière venus du monde entier : Australie, Turquie, États-Unis, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et îles voisines. La dernière édition réunit plus de 300 bateaux. Les bateaux des îles amènent leurs orchestres, fanfares et jazz. Pendant les trois ou quatre jours de course, les rues de Gustavia sont pleines de monde.

La régate s’arrête quand une nouvelle loi française, adoptée après un accident mortel dans une course privée du même genre dans le sud de la France, rend impossible l’assurance des bateaux en course. Loulou et Jennifer ne veulent pas se retrouver en dehors de la réglementation. La régate, lancée à l’origine pour le plaisir, est aussi devenue trop grande et trop compliquée à organiser. Et ils ont leur propre vie : ils font alors de la croisière au long cours sur leur bateau traditionnel, Pluto.

Le décret du 18 mars 1993 : l’organisateur de toute manifestation sportive doit souscrire une assurance en responsabilité civile, et le décret de 1993 fixe le contenu de ces contrats.

L’accident : la Nioulargue, Saint-Tropez, 1995. Pendant la course, la goélette Mariette (42 m) n’a pas respecté la priorité et a heurté le 6 m JI Taos Brett IV (11 m), qui a coulé. Le propriétaire de Taos Brett, un médecin de Saint-Raphaël, est mort après avoir été happé par une hélice de Mariette. La course a disparu, puis a repris en 1999 sous le nom de Voiles de Saint-Tropez.

L’arrêté du 3 mai 1995 sur les manifestations nautiques en mer impose un organisateur unique et identifié, responsable de la préparation, du déroulement et de la surveillance de la manifestation.

1992

Logo de la Transat AG2R La Mondiale
Logo de la Transat en Double Concarneau – Saint-Barthélemy (édition 2021)
Affiche de la 17e Transat Paprec, départ de Concarneau le 20 avril 2025, arrivée à Saint-Barthélemy

Début de la Transat AG2R, devenue Transat Paprec

François-Xavier Dehaye crée la course en 1992 avec l’AGRR (ancien nom d’AG2R La Mondiale). L’idée : une épreuve un an sur deux, deux marins à bord, et des bateaux strictement identiques, pour que seuls les marins fassent la différence.

Le premier départ est donné de Lorient le 11 octobre 1992. Seize bateaux au départ, quatorze à l’arrivée, sur Bénéteau Figaro de première génération. Jacques Caraës et Michel Desjoyeaux gagnent en 24 jours, 8 heures, 40 minutes et 34 secondes, ligne franchie devant Gustavia.

Pour cette première édition, les organisateurs doivent obtenir une dérogation spéciale des autorités maritimes pour rallier Saint-Barth. Sur place, la municipalité refuse de prendre part à l’événement, si ce n’est en prêtant gracieusement les quais. C’est donc le Saint-Barth Yacht Club qui organise les premières éditions. Une première association est ensuite créée, « St Barth Yacht Racing », puis une autre, « St Barth Course au Large ».

Bertrand Charneau et sa femme IB gèrent l’organisation côté Saint-Barth pendant une vingtaine d’années. Très vite, les hôteliers de l’île participent à fond, en offrant des chambres en échange de leur nom sur la bôme des bateaux. Bertrand se rend à Concarneau pour le départ, photographie les bateaux avec les logos des hôtels sponsors, et les affiche dans chaque hôtel correspondant. La course est suivie presque en direct dans les hôtels.

La course devient « Transat AG2R La Mondiale » en 2010. En 2020, après près de trente ans, AG2R La Mondiale se retire de la voile pour se concentrer sur le cyclisme. L’édition 2020 est annulée et la course passe aux années impaires. En 2021, elle s’appelle « Transat en Double Concarneau – Saint-Barthélemy ».

Depuis 2023, Paprec, leader français du recyclage, qui opère aussi à Saint-Barth, est partenaire titre, et la course est rebaptisée « Transat Paprec ». Grande nouveauté : tous les duos doivent être mixtes, composés d’une femme et d’un homme.

Aujourd’hui, le Comité territorial du tourisme (CTTSB) organise le village arrivée sur le quai du Général de Gaulle, avec un programme festif quotidien et un forum des métiers de la mer. Le bar du village est tenu chaque jour par une association locale différente (Ti Ouana Salsa, SB Artists, Amicale des boulistes…). La Collectivité, le port de Gustavia et le Saint-Barth Yacht Club sont aussi pleinement impliqués. La course est suivie en direct, chaque jour, dans les écoles et au collège de Saint-Barth.

Le record est détenu par Nils Palmieri et Julien Villion : 18 jours, 5 heures, 8 minutes et 3 secondes, établi en 2021.

Bertrand Charneau est impliqué dans l’organisation de la West Indies Regatta depuis 2024, d’abord pour la sécurité de la course, puis comme trésorier de l’association en 2026.

1997

Vue aérienne de l’île de Carriacou, dans les Grenadines

La découverte des Carriacou Sloops

Alexis Andrews, photographe nautique installé à Antigua, a le coup de foudre pour un bateau traditionnel en bois. Il rachète l’épave de Summer Wind, un vieux Carriacou sloop coulé dans le port d’English Harbour, à Antigua, le remet en état, puis navigue jusqu’à Carriacou, dans les Grenadines, pour retrouver son constructeur. Il y découvre un monde en train de s’éteindre : des charpentiers de marine qui bâtissent à la main, sur la plage, sans plan écrit ni machine moderne, de superbes voiliers de bois. Les Carriacou sloops.

2005

Alexis Andrews à la barre du Carriacou sloop Genesis

Mise à l’eau de Genesis

Alexis Andrews finance la construction d’un sloop et confie le chantier au maître charpentier Alwyn Enoe. Genesis naît sur le sable de Carriacou, façonné de mémoire. Alexis photographie chaque étape de la construction, pour en faire plus tard un livre.

2007

Le grand canoë kalinago Gli Gli sous voile, avec son équipage

Gli Gli passe à Saint-Barth

Aragorn navigue avec les Kalinagos à bord d’un grand canoë taillé à la main dans la forêt de Dominique. Antigua, Saint-Barthélemy, les îles Vierges britanniques. L’escale à Gustavia marque les esprits : son histoire fait le tour de l’île. Découvrir son portrait : Aragorn.

2008

Couverture du livre Genesis, Building a Traditional Carriacou Sloop, d’Alexis Andrews

Deux livres et une traversée

Alexis Andrews publie Vanishing Ways et Genesis: Building a Traditional Carriacou Sloop. Ce printemps-là, Doggy Watson, Alexis Andrews et Aragorn conduisent Genesis d’Antigua jusqu’à la Foxy’s Regatta, sur l’île de Jost Van Dyke aux îles Vierges britanniques — un rendez-vous du dernier week-end de mai qui existe depuis 1974. Escale à Saint-Barth, où Alexis expose ses deux ouvrages.

30 novembre 2008

Lancement du sloop Beauty of Petite Martinique sur la plage, devant la foule du village

Beauty of Petite Martinique, le dernier bateau de Balo

Sur la plage de Petite Martinique, devant tout le village, le maître charpentier Baldwin DeRoche, dit « Balo », met à l’eau le sloop Beauty of Petite Martinique. Ce sera son dernier sloop, mais aussi le dernier de cette île.

2009

Alexis Andrews à bord, devant la flottille de sloops traditionnels au mouillage

La première West Indies Regatta

Engagés dans la Classic Regatta d’Antigua, Alexis et Aragorn cherchent des bateaux pour les accompagner jusqu’à Saint-Barth. Avec Loulou Magras, Daniel Blanchard et Bruno Gréaux, alors directeur du port, huit bateaux entrent dans Gustavia : Genesis, Ocean Nomad — aujourd’hui Navasana —, Tradition, Sweetheart, Good Expectation, Summer Cloud, la goélette de Nevis Alexander Hamilton et le sloop de Bequia Plumbelly. La Collectivité met gracieusement le quai à disposition pour l’amarrage, et le parvis du port pour les concerts. Tout part de là.

Deux personnes tiennent le fil à Saint-Barth pendant les premières années : Jennifer May, l’épouse de Loulou Magras (qui organisait la Loulou’s Regatta), et Lee Davidson, un ami d’Alexis. Ce sont eux qui aident Alexis et Aragorn à monter l’événement, et qui servent de relais sur l’île pendant plusieurs années.

6 au 11 avril 2010

Logo des Voiles de St. Barth

La première des « Voiles de Saint-Barth »

Elle est lancée par deux amis, François Tolède et Luc Poupon, aidés d’Annelisa Gee, navigatrice installée à Saint-Barth, et d’Hervé Chastel. Tolède, originaire de Royan et installé à Saint-Barth depuis une vingtaine d’années, est en 2010 secrétaire général du Comité du tourisme de Saint-Barth. L’île veut son propre événement. La régate n’est plus représentée à Saint-Barth, et ils veulent prolonger la saison touristique, réunir de beaux bateaux et créer du lien sur l’île. La régate est initiée par le St. Barth Yacht Club et le Comité territorial du tourisme.

Richard Mille est partenaire dès 2010, puis devient sponsor principal et donne son nom à l’épreuve. La 12e et dernière édition a lieu en avril 2023. Fin 2023, Richard Mille se retire, et l’édition 2024 est annulée faute de nouveau partenaire. Une nouvelle édition est en préparation, peut-être pour 2028.

Les Voiles, tout comme la West Indies Regatta, se veulent un héritage de la Loulou’s Regatta. Les Voiles, créées dans un cadre officiel avec le Comité territorial du tourisme, sont ouvertes à tous les types de bateaux, comme le fut sur la fin la Loulou’s Regatta. La West Indies Regatta, lancée de façon informelle entre amis, se concentre sur les bateaux traditionnels de Carriacou, comme le fut au début la Loulou’s Regatta. Au final, les deux sont très complémentaires. Et on milite pour que, si une nouvelle édition des Voiles revient à Saint-Barth, elle soit organisée la semaine qui suit la West Indies Regatta, tout comme la « Sailing Week » d’Antigua se déroule la semaine qui suit la « Classic Regatta ». Ce serait l’occasion de cultiver notre synergie avec eux. De plus, les Voiles se tiendraient le premier week-end de mai et bénéficieraient ainsi des tarifs attractifs de la basse saison.

2011

Affiche de la West Indies Regatta 2011 dessinée par Aragorn : sloops aux voiles rouges sur une mer de poissons, 29 avril – 1er mai, port de Gustavia

La 3ᵉ édition de la West Indies Regatta

C’est la première affiche de l’évènement, dessinée par Aragorn. Il fera un nouveau dessin presque tous les ans.

Dix bateaux entrent dans Gustavia : Genesis, Ocean Nomad — aujourd’hui Navasana —, Tradition, Sweetheart, Good Expectation, Summer Cloud, Pipe Dream, Zemi, le plus petit, New Moon, et la goélette de Nevis Alexander Hamilton.

Genesis passe la ligne en tête des trois courses. À quai, un invité de marque : le Picton Castle, trois-mâts barque de retour d’un tour du monde, dont l’équipage offre une danse polynésienne lors de la remise des prix.

2012

Étal du marché de la West Indies Regatta sur le quai de Gustavia : bananes, ignames, poivrons, cannes à sucre et carottes posés à même la bâche, des enfants et un exposant autour

Le premier marché

Les sloops arrivent chargés. Fruits d’Antigua et de Dominique, t-shirts et poteries d’Aragorn : le marché naît des cales. Il grandira chaque année.

On raconte qu’une fois, c’est un cargo entier rempli de bananes qui est arrivé de Carriacou.

En 2015, un autre bateau de travail arrive de Carriacou, les cales pleines de noix de coco : c’est Laser, le plus grand sloop d’Alwyn Enoe. Découvrir ce bateau : Lazer.

Source : Gary Brown, All At Sea, 28 juin 2015, West Indies Regatta: Connecting with Times Past.

2013

La coque rouge du Carriacou sloop Exodus sur son ber, avec un charpentier à Carriacou

Exodus

Alwyn Enoe met à l’eau Exodus, un sloop de quarante pieds né sur la plage de Carriacou. Alexis Andrews en filme chaque étape.

30 avril 2015

Affiche du documentaire Vanishing Sail, The Story of a Caribbean Tradition, d’Alexis Andrews

Vanishing Sail

Le film sort. On y suit Alwyn Enoe bâtissant Exodus, puis le convoyage de 350 milles jusqu’à Antigua. Son but est explicite : susciter des vocations avant qu’il ne soit trop tard.

2015

L’équipage de Free In St Barth réuni sur le pont, dans le port de Gustavia

Free In St Barth

Séduit par la West Indies Regatta et par l’art de vivre qui l’entoure, Thierry de Badereau finance la construction d’un nouveau sloop. Alwyn Enoe est désormais âgé : c’est son fils Callistus, que tout le monde appelle « Cal », qui le construit. C’est le premier bateau qu’il mène lui-même. Le bateau court sa première régate à Gustavia en 2016.

2016

Armoiries de la Collectivité de Saint-Barthélemy

La Collectivité s’engage

Loraine rejoint l’équipe. Le budget de l’année : 3 000 €. Vanishing Sail est projeté sur le parvis de la Collectivité en clôture du 21ᵉ St-Barth Film Festival. Mesurant la portée culturelle de l’événement, la Collectivité décide d’accroître son soutien dès l’année suivante — concerts, communication, matériel et personnel du marché. Elle en devient le principal soutien, et la condition de sa survie.

Septembre 2019

Affiche 2019 de la West Indies Regatta St Barth, dessinée par Aragorn Dick-Read : une porteuse de panier de fruits devant un sloop sous voiles, avec la devise « Reconnecting the Islands with Traditional Sail » et les dates 26-28 avril 2019

L’association West Indies Traditionnal

Le festival se dote d’une structure pour prendre en charge son organisation. Loraine et Bruno, sœur et frère, et Thierry de Badereau déclarent à la préfecture l’association loi 1901 « West Indies Traditionnal », dont la création paraît au Journal officiel le 28 septembre 2019. Objet : promouvoir les gréements et les sloops traditionnels de la Caraïbe, favoriser les rencontres culturelles entre les îles et défendre l’artisanat traditionnel.

Mais le Covid, quelques mois plus tard, aura raison de cette tentative d’organisation.

2020-2023

Représentation du virus SARS-CoV-2

Trois années confinées

Le festival est annulé deux années de suite, en raison de la pandémie mondiale de Covid-19, puis une troisième année, en 2022, à cause des élections locales.

2023

Emblème du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO

Reconnaissance officielle de l’UNESCO

Portée par les images de Vanishing Sail et par la démarche du gouvernement de Grenade, la construction navale traditionnelle de Carriacou et Petite Martinique est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité — au titre des savoir-faire à sauvegarder.

2023

Deux membres de l’organisation présentent l’affiche de la West Indies Regatta sur le quai

La régate reprend et change d’échelle

Sous l’impulsion de Loraine, Rachelle, Valentine et de bien d’autres, la régate est de nouveau organisée. Loraine tente de la rebaptiser « festival » : elle obtient l’entrée des arts de rue. Circassiens et comédiens interviennent dans les écoles la semaine précédente, animent le marché, et referment le week-end par un spectacle le dimanche soir.

La même année, Vincent rejoint l’organisation et repense l’implantation du marché — tentes espacées, stands de part et d’autre : le nombre d’exposants bondit.

L’année suivante, déplacé face à la Collectivité pour cause de travaux, le marché devient le plus grand de l’île avec près de quarante stands. Ce sera la dernière participation de Loraine, qui finira par quitter l’île pour un nouveau projet de vie.

2024

Coque en construction sous le nouveau toit du chantier de Carriacou

Le geste reprend

Le 1ᵉʳ juillet, l’ouragan Beryl dévaste Carriacou et envoie par le fond le Carriacou sloop Marie Stella. Grenade annonce dans la foulée son intention de créer une Boat Building School ; un site est retenu à Windward.

M. Piero Zipoli, propriétaire du petit chantier Carriacou Marine, finance d’abord l’aménagement d’un toit pour abriter le lieu de construction, puis un premier navire, mis en chantier sous les mains du maître charpentier Callistus Enoe, fils d’Alwyn. Le geste change de génération. Découvrir son portrait : Piero Zipoli.

« Aider les Carriacou sloops, c’est ma façon de remercier l’île de Carriacou pour tout ce qu’elle m’a donné pendant tant d’années. »
— Piero Zipoli

2025

Vue aérienne de quatre voiliers amarrés bord à bord au mouillage pendant la West Indies Regatta Festival 2025, équipages réunis sur les ponts et bras levés, côte de Saint-Barthélemy en arrière-plan.

L’année charnière : la régate devient un festival

Loraine n’est plus là, Valentine n’a plus beaucoup de temps, Thierry voit son bateau « Free in St Barth » couler dans un malheureux accident, le cirque ne peut pas venir. Les bateaux s’annulent les uns après les autres. L’évènement est remis en question : « la Collectivité va-t-elle soutenir une régate sans bateaux ? »

Mais le Carriacou sloop bleu Navasana, indéfectible, maintiendra sa participation ! Il sera rejoint au dernier moment par un classic boat gris et blanc de plus de cent ans d’âge venu d’Europe, Nomad, un bateau fibre bleu foncé des Îles Vierges britanniques, et Oumiak, un bateau en aluminium jaune de Saint-Barth.

Bien évidemment, Navasana gagnera toutes les manches, prouvant que les Carriacou sloops sont les plus rapides ! Plus de 700 personnes seront comptabilisées sur les quais lors de la seule soirée du samedi.

Le mot d’ordre est lancé : « la West Indies n’est plus simplement une régate, c’est un festival culturel ! » et « la faible présence des Carriacou sloops est bien la preuve qu’il faut redoubler d’efforts pour les sauvegarder ! »

Avril 2026

Un représentant de Carriacou et Grenade s’adresse au public, drapeau grenadien à la main, sur la scène du festival

La 15ᵉ édition avec les fondateurs et Carriacou

Cinq Carriacou sloops entrent dans Gustavia : Genesis, Navasana, Spirit of Zemi, Summer Cloud et Free in St Barth. Trois invités les rejoignent : Ragnar, un bateau en fibre de Saint-Barth, Nomad, venu des Îles Vierges britanniques, et Mange Nuage, le bateau du cirque, venu de France et en tournée dans les Antilles.

Les fondateurs sont présents : Alexis Andrews, Aragorn, Loulou Magras, Bruno Gréaux — alors directeur du port en 2009 — et le fils de Daniel Blanchard. Trois films à l’affiche : Vanishing Sail, Quest of the Caribbean Canoe et Ocean de David Attenborough.

Et, pour la première fois, les gouvernements de Carriacou et de Grenade envoient un représentant officiel : Dwight Logan, conseiller du ministre de Carriacou et Petite Martinique. Il vient annoncer le lancement des travaux de l’école de construction navale — et la commande de trois bateaux supplémentaires.

31 juillet – 2 août 2026

Affiche du Carriacou Regatta Festival, du 31 juillet au 2 août 2026

La redécouverte du Carriacou Regatta Festival !

Vincent fait le déplacement à Carriacou et à Grenade pour le Carriacou Regatta Festival, scellant le lien qui unit désormais les deux régates. Celle de Carriacou existe depuis soixante ans, mais elle n’avait pas pu se tenir les deux années précédentes, l’île se relevant du passage de l’ouragan Beryl, qui a dévasté les maisons, la faune et la flore, et coulé plusieurs Carriacou sloops : Marie Stella, Power Play, Pink Lady et Reality 2.

Ce fut l’occasion pour Saint-Barth de redécouvrir cette île et son héritage maritime. Mais aussi, pour Carriacou, de redécouvrir qu’elle n’est pas seule — et que les cinq Carriacou sloops présents ne le sont pas davantage : il en existe au moins sept autres dans le nord des Antilles.

Un travail est alors entrepris pour tous les retrouver et dresser le premier inventaire des Carriacou sloops encore vivants. Vous le trouverez sur la page Histoire des bateaux.

2027

La suite

Nous espérons que des bateaux feront à nouveau la route depuis Carriacou, et que l’île sera de retour à Gustavia.

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