


- Type de bateau — sloop de Carriacou, coque bois
- Mise à l’eau — 30 novembre 2008
- Longueur — 48,5 pieds — env. 14,8 m
- Construit par — Baldwin DeRoche dit « Balo »
- Construit à — l’île de Petite Martinique
- Port d’attache — Saint-Vincent
- Commandé par — Jeff Stevens, propriétaire et capitaine de la goélette Jambalaya
Un nom qui rend hommage à l’île où le bateau est né
Beauty of Petite Martinique est le dernier sloop construit par Baldwin DeRoche.
C’est un jalon de l’histoire de la construction navale de Petite Martinique, et il porte le nom de l’île où il a été bâti. Il a été réalisé pour Jeff Stevens, le propriétaire de la goélette Jambalaya, et illustre l’engagement de Baldwin DeRoche dans la préservation de la tradition navale locale.
C’est aussi, selon le courtier qui vend Exodus, l’un des rares sloops des Antilles à offrir un aménagement intérieur aussi travaillé — la plupart des autres bateaux conservant une cale ouverte.
Voulu par Jeff Stevens
Beauty of Petite Martinique est née d’une vente. Jeff Stevens, britannique installé dans les Grenadines, avait commandé au charpentier Balo un premier sloop de quarante pieds pour emmener en mer, à la journée, les clients du resort privé de Petit St. Vincent. Avant l’achèvement du bateau, un acheteur se présente : Peter de Savary, l’homme d’affaires qui développait alors Port Louis Marina à la Grenade. Le sloop lui est vendu, prend le nom de son nouveau propriétaire et devient Savvy.
Stevens réinvestit aussitôt cet argent dans un bateau plus grand, pour lui. Ce sera Beauty of Petite Martinique.
Stevens n’était pas un client ordinaire. Il avait passé trois ans à construire de ses mains une goélette en bois à deux mâts de soixante-treize pieds, bâtie avec des bois des Grenadines et l’aide des charpentiers de Carriacou : Jambalaya.
Selon Forbes, le nom du bateau serait une anagramme des initiales de ces artisans. Stevens vivait à son bord depuis 2002 et emmenait en mer les clients de Petit St. Vincent. En avril 2009, quelques mois après la mise à l’eau de Beauty, il vend Jambalaya à un capitaine britannique.
Un bateau historique

Balo met Beauty of Petite Martinique à l’eau le dimanche 30 novembre 2008. Quarante-huit pieds six pouces : c’est le plus grand et le dernier sloop sorti de ses mains.
Deux détails en font un bateau à part. Son mât ne vient pas de la forêt mais d’une épave : il a été récupéré sur la goélette Moonshine, détruite par un ouragan en 2004. Et il n’y a pas de diesel à bord. Beauty est le premier sloop traditionnel des îles du Vent équipé d’un moteur électrique à haut rendement, un Thoosa 1300 en soixante-douze volts. Dès 2008, l’argument était tourné vers une clientèle de charter soucieuse de l’environnement.
Il est aujourd’hui exploité en charter privé entre Saint-Vincent et la Grenade, et appartient à Danny Donelan et à Simba Bethel, de Petite Martinique.
Danny Donelan

Danny Donelan est grenadien, tombé amoureux des sloops de Carriacou. Son frère aîné lui a appris à naviguer et il courait déjà les régates à quatorze ans. Il travaillait sous les ordres de Peter de Savary sur le bateau Savvy avant de le lui racheter. Il a d’abord exploité Savvy le week-end tout en gardant un emploi salarié à côté, puis, à quarante ans, il a quitté le monde de l’entreprise pour fonder Savvy Grenada Sailing Charters. Plus tard, il prendra part à l’achat de Beauty of Petite Martinique. Il possède donc les deux derniers bateaux construits par Balo DeRoche.
Le principe de Danny tient en une phrase : les capitaines de ces bateaux sont des charpentiers de marine, et leurs seconds des apprentis charpentiers. Les passagers n’écoutent pas un guide, ils écoutent les hommes qui construisent ces bateaux.
Un bateau de charter

Beauty of Petite Martinique est donc disponible en charter, généralement au départ de St Vincent pour descendre dans les îles du sud : venir naviguer de façon traditionnelle sur l’un de ces sloops historiques de Petite Martinique, c’est goûter à la Grenade authentique et à deux siècles de traditions de construction navale.
Le bateau propose des sorties à la journée à la Grenade et des croisières de plusieurs jours en remontant les Grenadines. Il se loue aussi pour courir les régates dans toute la Caraïbe.
Sources
- Caribbean Compass — Clean Sweet Wake (mise à l’eau du 30 novembre 2008, moteur électrique, mât de Moonshine)
- Caribbean Compass, février 2008, Susan Payetta — Launching in Petite Martinique
- Forbes Life, 17 juillet 2009 — Jambalaya, Petit St. Vincent Resort, the Grenadines
- Forbes, 23 juillet 2020 — Meet The Man Keeping Traditional Caribbean Sailing Alive In Grenada
- Savvy Grenada Sailing Charters — savvygrenada.com et le compte Instagram @savvysailing
Contact — Beauty of Petite Martinique
- Site — savvygrenada.com
- Facebook — savvygrenada
- Instagram — @savvysailing
Compléter cette fiche
Vous connaissez ce bateau, son histoire, ses navigations, ou une page officielle permettant de le contacter ? Aidez-nous à enrichir cette fiche : votre message nous parvient directement.
Votre message est transmis par e-mail à l'équipe du site ; il n'est pas enregistré dans la base de données du site. L'adresse e-mail, si vous la renseignez, sert uniquement à vous répondre. Vous pouvez demander l'accès, la rectification ou la suppression de ces informations en écrivant à l'équipe du site.
