
- Type de bateau — goélette à deux mâts, coque bois
- Mise à l’eau — 2002
- Longueur — 73 pieds — env. 22,3 m · bau 16,6 pieds
- Construit par — Alwyn Enoe, d’après une maquette de demi-coque taillée par Jassie Compton
- Commandé par — Jeff Stevens
- Refit complet — 2010
- Base — Grenadines
La plus grande unité sortie de Carriacou
Jambalaya est la seule goélette de Carriacou construite comme navire à passagers. Son histoire tient en un détail qui dit tout de la transmission sur cette île : elle a été bâtie par Alwyn Enoe, mais d’après une maquette de demi-coque sculptée à la main par Jassie Compton. Les formes de la plus grande unité sortie de Carriacou à cette époque sont donc celles d’un Compton.

Trois ans de travail pour Jeff Stevens
Jambalaya a été voulue par Jeff Stevens, un Britannique qui naviguait dans ces eaux depuis seize ans. Il a passé trois ans à la construire de ses mains, avec des bois des Grenadines et l’aide des maîtres charpentiers de Carriacou. Elle est mise à l’eau à Tyrrel Bay.
Stevens vit à son bord et emmène en mer les clients du resort privé de Petit St. Vincent : sorties à la journée ou avec nuitée, plongée, snorkeling, sashimi et langouste grillée sur le pont.
En 2008, il l’engage à l’Antigua Classic Yacht Regatta, où elle termine troisième de la Traditional Class. Par bonne brise, elle tient onze à douze nœuds.

Un nom venu de ses charpentiers
Le nom du bateau vient des hommes qui l’ont bâti : selon Forbes, Jambalaya est une anagramme de leurs initiales. Le magazine ne les nomme pas, et aucune autre source ne l’explique. À Carriacou, le nom d’un bateau reste d’ailleurs secret jusqu’au jour de sa mise à l’eau.
L’hypothèse la plus probable serait la suivante.
- JAM — pour le charpentier auquel certaines sources attribuent la maquette de demi-coque du bateau : Jassie Compton.
- BAL — pour le charpentier qui aurait peut-être aidé à le construire : Baldwin DeRoche.
- ALAYA — pour le charpentier qui l’a officiellement construit : Alwyn Enoe.
Reste une question : pourquoi ne pas l’avoir appelé « JasBalwyn » ? Sans doute pour le rapprochement avec le jambalaya, spécialité traditionnelle de la cuisine cajun et créole, un riz épicé cuit avec de la viande, des fruits de mer et des légumes.
Une explication populaire du mot jambalaya évoque une contraction entre le français « jambon » et le terme « aya », qui signifierait « riz » en Afrique de l’Ouest, et évoquerait le mélange des cultures à l’origine de la recette. Voir l’origine du mot jambalaya.
Cette hypothèse n’est que supposition. Si vous connaissez l’histoire, partagez-la avec nous !

Repris par Peter et Sylvie Bennett
En avril 2009, Stevens vend Jambalaya à un capitaine britannique, Peter Bennett. Peter et son épouse Sylvie en deviennent propriétaires dès le début de l’année suivante. La vente intervient quelques mois après la mise à l’eau d’un autre sloop construit à Petite Martinique. Découvrir Beauty of Petite Martinique.
Peter avait derrière lui de nombreuses traversées océaniques et un tour du monde de cinq ans, accompli avant l’arrivée du GPS. Sylvie, née en France, tenait la cuisine du bord et donnait aux spécialités créoles une touche française.
Le couple lui fait subir un réaménagement complet au début de 2010, puis l’inscrit en 2011 à la flotte de charter de Nicholson Yachts, qui la présente encore à ses clients au début de 2013.
Aménagée pour six passagers en trois cabines et menée par deux équipiers, elle navigue en location privée dans les îles du Vent — Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, la Grenade — avec un intérieur classique en bois vernis.
Plusieurs propriétaires, puis l’île de la Grenade
Après les Bennett, la goélette aurait changé plusieurs fois de propriétaire. Aucune source ne retrace ces transmissions dans le détail. Deux annonces de courtage aujourd’hui hors ligne laissent penser qu’elle a été proposée à la vente au milieu des années 2010.
Le bateau a quitté les Grenadines pour la Grenade, où il a travaillé en charter au départ de Saint-Georges sous le nom de Sail Jambalaya Grenada, une exploitation signée Spice Island Collective. Son site présente quatre formules : la sortie à la journée, la croisière au coucher du soleil, le dîner privé à bord et l’affrètement privé pour un groupe, à partir de 650 dollars américains. Voir sailjambalaya.com.
Les deux comptes du bateau gardent la trace de ces sorties : Facebook, Instagram.
Les histoires qui circulent situent toujours la goélette à la Grenade. Certaines évoquent une mise en vente qui durerait depuis plusieurs années, sans que rien ne le confirme.
Sources
- Forbes Life, 17 juillet 2009 — Jambalaya, Petit St. Vincent Resort, the Grenadines
- Caribbean Compass, avril 2005, Alexis Andrews — Traditional Launch of Carriacou Sloop Genesis
- Caribbean Compass, février 2008, Susan Payetta — Launching in Petite Martinique
- Caribbean Compass, juin 2008, Frank Pearce — Antigua Classic Yacht Regatta 2008
- Caribbean Compass, janvier 2009, Susan Payetta — Clean Sweet Wake
- Caribbean Compass n° 194, novembre 2011 — le numéro en PDF
- The Multihull Company, 26 janvier 2018, Chrystal Young — The Dream Boats of Carriacou
- CharterWorld — la fiche de charter de Jambalaya
Contact — Jambalaya
- Site — sailjambalaya.com
- Facebook — SailJambalayaGrenada
- Instagram — @sail.jambalaya.grenada
Compléter cette fiche
Vous connaissez ce bateau, son histoire, ses navigations, ou une page officielle permettant de le contacter ? Aidez-nous à enrichir cette fiche : votre message nous parvient directement.
Votre message est transmis par e-mail à l'équipe du site ; il n'est pas enregistré dans la base de données du site. L'adresse e-mail, si vous la renseignez, sert uniquement à vous répondre. Vous pouvez demander l'accès, la rectification ou la suppression de ces informations en écrivant à l'équipe du site.
